de Lavedan Le Vieux Marcheur qui
triomphera en alternance avec Le Nouveau
Jeu jusqu'en avril 1900.
En 1900 on joue Education de Prince
de Maurice Donnay avec Jeanne Granier, en 1901 Mademoiselle
George de Victor de Cottens avec une musique
de Louis Varney, puis Les Médicis
d'Henri Lavedan qui ne remporte pas le succès
attendu et sera remplacé quelques jours plus tard par
Vive l'Armée de Valabrègue..
La
Veine d'Alfred Capus
tiendra l'affiche jusqu'à Noël 1901. Au cours des
répétitions de la revue de fin d'année,
le 2 novembre, un grave accident se produit sur la scène
: un décor s'écroule et certains acteurs sont
gravement blessés. La presse s'empare de l'événement
qui servira largement à la publicité de La
Revue de Gavault et Vely.
Les deux Ecoles d'Alfred Capus seront jouées de février
à novembre 1902. Pour les fêtes de fin d'année
on reprend Orphée
aux Enfers jusqu'à la création de la comédie
d'Alfred Capus : Le beau Jeune Homme, en février 1903.
Le
Sire de Vergy de Caillavet, Flers et Claude Terrasse
triomphe tandis que Catulle Mendès s'écrit: "L'opérette
se meurt ! Apollon soit loué ! Elle se meurt ! Elle est
morte !" Alors Samuel répond : "Elle vit !
Dieu merci !" et relevant le défi, pendant deux
années, 1904 et 1905, il donnera aux Variétés
un véritable festival de l'opérette, mêlant
les créations aux reprises des plus grands chefs-d'oeuvre
du répertoire.
En mai 1904 c'est la création à Paris de La
Chauve-Souris de Meilhac, Halevy et Johann Strauss,
puis en novembre Monsieur de La Palisse de Flers, Caillavet
et Claude Terrasse, en 1905 L'Âge d'Or de Georges Feydeau
et Louis Varney, et Les Dragons de l'Impératrice de Duval
et André Messager.
Le projet initial de Samuel comprenait la reprise de quarante
opérettes, mais la succession trop rapide des titres
- deux à trois par semaine - dérouta le public
qui bouda le "festival". Finalement le projet fut
abandonné au bout de huit mois, après six reprises
et quatre créations jouées en alternance.
Ce demi-échec de la "renaissance de l'opérette"
fut sans doute bénéfique. Il contraint Samuel
à chercher de nouveaux auteurs, de nouveaux interprètes
et il les trouve. A partir de 1906 les succès sont souvent
prodigieux, obtenant des nombres de représentations encore
jamais atteints.
Miquette et sa Mère de Flers et Caillavet,Le
Bonheur Mesdames ! de Francis de Croisset, La
Piste de Victorien Sardou avec Réjane et Suzanne
Avril, L'Amour en Banque de Louis Artus avec Yvette Guilbert,
ouvrent la voie aux grands triomphes.
En juin 1908 on affiche aux Variétés Le
Roi de Caillavet, Flers et Arène,
avec Eve Lavallière. Victoire complète,
la comédie tiendra la scène pendant cinq cent
soixante représentations, sans alternance d'autres pièces
et par la suite sera reprise maintes fois avec le même
égal bonheur.En attendant un nouveau succès de
Flers et Caillavet, on joue Le Circuit.
En avril 1910, la comédie espérée est à
l'affiche et personne ne sera déçu c'est Le
Bois Sacré qui sera joué jusqu'en février.
En ce mois de février 1911 une piquante petite personne
fait ses débuts aux Variétés. Elle n'est
pas encore connue mais elle deviendra plus tard la reine du
music-hall, c'est Mistinguett. Elle joue dans Les
Midinettes de Louis Artus puis triomphe dans le rôle
de Pauline de
La Vie Parisienne qui semble avoir été
écrit pour elle.
En décembre 1911 Max Dearly débute dans Les
Favorites d'Alfred Capus, quelques mois plus tard on
retrouve Mistinguett dans Le
Bonheur sous la Main de Paul Gavault, enfin après
une reprise du Roi, une autre d'Orphée
aux Enfers et une comédie de Jean José
Frappa : Match de Boxe avec Max
Dearly, c'est l'annonce d'un triomphe nouveau, on affiche
L'Habit
Vert de Fiers et Caillavet, en décembre 1912.
Alors la troupe des Variétés était incomparable
: Jeanne Granier, Eve Lavallière, Diéterle, Mistinguett,
Mme Simon-Girard, Mme Tariol-Baugé, MM. Albert Brasseur,
Prince, Guy, Numès, Max Dearly. C'était vraiment
"la Belle Epoque", non seulement pour le Théâtre
des Variétés, qui devait en connaître bien
d'autres, mais pour l'ensemble du théâtre parisien
qui restait le grand leader des modes, du goût et de l'esprit.
Hélas, la guerre devait tristement clore cette brillante
période. Les Variétés affichent encore
Les Merveilleuses, une reprise de la comédie de
Victorien Sardou, avec le jeune acteur Saturnin Fabre ett Ma
Tante d'Honfleur de Paul Gavault. C'est sur ce dernier
succès que le théâtre ferme ses portes en
juillet.
Le 21 décembre mourrait Samuel et Max Maurey prenait
la direction des Variétés mais devait attendre
la fin de la guerre pour les faire revivre.
Haut
de page