En faisant appel d'une part à Vincent
Scotto et Alibert et de l'autre à Marcel Pagnol, M. Max
Maurey savait très bien ce qu'il faisait.
Non seulement il "montait" Marseille à Paris,
mais il allait à la fois par l'opérette et la
comédie atteindre un nouveau public, nostalgique des
vacances sur la Côte d'Azur ou méridional exilé
dans la capitale. Pendant dix années sur la scène
des Variétés, ce sera un festival "d'accent",
de galéjades et de chants de cigales. Les coulisses sentiront
la bouillabaisse et l'aioli. On ne parlera plus que de pastis.
On usera des centaines de pantalons blancs. Une certaine idée
du "midi" sera ainsi créée, pas toujours
d'un goût exquis mais souvent fort distrayante. L'opérette
marseillaise eut un très grand succès qui permit
aux Parisiens d'oublier pendant quelques heures les sombres
chagrins de la guerre.
Un
de la Canebière, d'Alibert et Vincent Scotto
est joué pour la première fois le 3 avril 1936
et restera au répertoire pendant dix ans. Son succès
sera toujours complet. Les
Gangsters du Château d'If auront moins de chance
(1937), Le
Roi des Galéjeurs (1938), Ma
Belle Marseillaise (1940) d'Alibert et Marc-Cab, C'est
tout le Midi (1941) seront de grands succès.
En 1942 on reprend Marius
de Marcel Pagnol, puis on joue Paris
Marseille d'Alibert et surtout Au
Pays du Soleil de Vincent Scotto et Alibert,
avec Rellys, un grand classique du genre.