| Pierre
MONDY
est à la mise en scène
Cher Pierre, je tiens à te
remercier du fond du coeur d'avoir si habillement officié
en préparant à merveille cet étonnant dîner
qui aura pour cadre mon théâtre. J'avais dejà
eu l'occasion d'apprécier tes talents de père de famille
ouvert et affable lorsque nous avons créé Oscar, mais
je découvre aujourd'hui tes talents de maître de cérémonie.
Si un jour tu ne sais pas quoi faire (ce qui n 'arrivera jamais,
je le sais bien !), vas donc faire un tour du côté
des ministères:
ils ont toujours un mal fou à organiser leurs dîners
officiels et seraient sûrement ravis de béneficier
du savoir faire d'an chambellan de ta trempe.
Car, toi, tu ne laisses rien au hasard. Tu as contrôlé
la mise en place, vérifié chaque assiette, astiqué
tous les sièges, inspecté chaque couvert, compté
tous les grains de la salière, ôté la plus infime
poussière du bout des doigts. Tu as tout mis en oeuvre pour
que ce dîner soit parfait. Grâce à toi je sais
qu' il le sera.
Je sais aussi que, de la coulisse, tu garderas un oeil sur les invités.
Eh oui, c'est maintenant à nous de surveiller ces trublions
que sont Brasseur et Villeret. Quelle ironie quand on pense qu'
il n' y a pas si longtemps la directrice du Théâtre
de l' Athénée ne cessait de nous sermonner en raison
de nos fous rires. Voilà qu 'aujourd'hui nous devons veiller
à ce que nos deux galopins ne chahutent pas trop! Merci,
Pierre d'avoir dressé le couvert du rire. Avec toute mon
amitié agrémentée des innombrables éclats
de rire qui nous ont réunis. |