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- 1952 - Gloriana sera vengée
Dans "Gloriana sera vengée"
de Cyril Tourneur, une parodie des grands spectacles à costumes,
Jean-Paul Belmondo est un hallebardier. La distribution compte une
quinzaine de comédiens dont Jean-Pierre Mocky qui tient le
premier rôle. Un record pour la toute petite scène
du Théâtre de la Huchette. |

- 1953 - Médée
Il est engagé à l'Atelier
pour jouer aux cotés de Michèle Alfa et de Jean
Servais
"Médée" que Jean Anouilh a transposée
au XXè siècle dans un camp de gitans. Il joue le
rôle
dramatique du messager qui annonce la mort du héros. Mais
la pièce ne remporte aucun succès. |

- 1953 - Zamore
Dans le même temps, toujours
à l'Atelier et toujours dans une mise en scène d'
André Barsacq, il fait partie de la distribution de "Zamore",
une pièce de Georges Neveux qui reste à ce jour
l' unique tragédie dans sa carrière, avec André
Versini et Caroline Cler.
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- 1953 - La Reine blanche
Pendant six mois, il est Hubert,
un jeune livreur aux apparitions épisodiques, dans "La
Reine blanche", le succès de Barillet et Grédy
au Théâtre Michel et reçoit tous les soirs un
cachet de 6,20 francs. L'année suivante, il joue avec Jacques
Sereys "Crinolines et guillotine" d' Henri Monnier
à la Gaîté-Montparnasse, accompagnés
au piano par Jean Wiener. |

- 1955 - L'Annonce faite à Marie
Stagiaire à la Comédie-Française,
il apparaît notamment dans "Fantasio" de
Musset et "L'Annonce faite à Marie" de
Paul Claudel où il joue un garde et ne prononce qu'une
seule réplique: "Mon petit pain est gelé".
La mise en scène est signée Julien Bertheau.
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- 1955 - Au Conservatoire
Belle promotion cette année-là
au Conservatoire. On reconnaît sur la photo Françoise
Brion, Françoise Fabian, Dominique Rozan, Jean-Pierre Marielle
(de dos), Michel Beaune, Alain Feydeau... Elève de Pierre
Dux et de Georges Le Roy, il présente au concours de sortie,
l' année suivante, une scène d' "Amour et
piano" de Georges Feydeau -déjà- mais ne
reçoit qu' un rappel de premier accessit, ainsi qu' un
deuxième accessit pour les "Fourberies de Scapin".
Porté sur les épaules par ses camarades admiratifs,
il adresse alors au jury un bras d'honneur resté célèbre.
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- 1956 - César et Cléopâtre
Il joue d' abord le bel Ernest dans
"L'Hôtel du Libre Echange" de Feydeau avec
la compagnie Grenier-Hussenot, puis Jean Le Poulain le dirige
dans César et Cléopâtre d' après George-Bernard
Shaw au Sarah Bernhardt où il interprète une sentinelle
peureuse. C' est la rencontre avec Jean Marais et François
Chaumette.
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- 1957 - La Mégère apprivoisée
Pour la première fois, malgré
une perruque rousse, on le remarque vraiment. Face à Pierre
Brasseur qu' il considère comme un maître, Suzanne
Flon, Michel Galabru et Hubert Deschamps, il est Biondello, le
valet clownesque de "La Mégère apprivoisée"
de Shakespeare à l' Athénée. Jacques Audiberti
signe l' adaptation et Georges Vitaly la mise en scène.
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- 1958 - Oscar
Dans Oscar, le vaudeville délirant
de Claude Magnier, il trouve un rôle important qui marque
un pallier dans sa carrière. Il est le partenaire de Pierre
Mondy et de Maria Pacôme. Mais il doit laisser son rôle
à Jean-Pierre Cassel pour remplir ses obligations militaires. |

- 1959 - Trésor party
Dernière apparition sur
les planches avant que le cinéma ne l'accapare complètement,
il joue un escroc dans "Trésor party"
au La Bruyère avec Jean-Roger Caussimon, Évelyne
Ker et Micheline Luccioni. Énorme succès personnel
mais la pièce est très vite retirée de l'affiche.
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- 1987 - Kean
Après vingt-huit
ans d'absence, Jean-Paul Belmondo fait un retour très attendu
sur les planches dans "Kean" d' Alexandre Dumas
fils, revu par Jean-Paul Sartre et mis en scène par Robert
Hossein. Cinq actes, trois heures et demie de spectacle, 210 représentations
triomphales à Marigny. Il reprend le rôle de ce comédien
shakespearien, dans lequel Pierre Brasseur s'était illustré
autrefois, avec comme partenaires Pierre Vernier, Michel Beaune,
Béatrice Agenin et Sabine Haudepin.
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- 1990 - Cyrano de Bergerac
Trois ans après Kean,
il retrouve Marigny et Robert Hossein, et réalise un rêve
en jouant "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand,
un rôle complexe, l'un des plus écrasants du répertoire
avec ses mille six cents vers. Béatrice Agenin est Roxane,
Pierre Vernier de Guiche et Michel Beaune Le Bret. Une année
de représentations à guichets fermés qui
rallie quelque 220.000 spectateurs, suivie d' une tournée
internationale qui se termine à Tokyo.
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- 1993 - Tailleur pour dames
Retour à
la comédie et plus particulièrement au vaudeville.
Il endosse le "Tailleur pour dames" de Georges
Feydeau au Théâtre de Paris et déclenche des
vagues de rire dans son rôle de médecin fanfaron et
menteur.
A ses côtés, Philippe Khorsand, Béatrice Agenin,
Pierre Vernier et Annik Alane. La mise en scène est de Bernard
Murat avec qui il tournera Désiré et qu'il retrouve
pour "La Puce à l'Oreille". |

- Septembre 1996 / Décembre 1997 - La Puce à l'Oreille
Encore un gigantesque succès,
dans son théâtre, Jean-Paul Belmondo aura accueilli
plus de 200.000 visiteurs. Dans une mise en scène éblouissante
de Bernard Murat, entouré de ses plus fidèles compères,
Bebel aura encore une fois conquis le public. Malgré un
pari osé techniquement, trois décors et quatorze
comédiens, le résultat est éclatant. Ce fut
un grand moment aux Variétés : ambiance, rigolades
comme il sait les générer, professionnalisme aussi,
toute son équipe fut séduite et en redemande !!!
Le directeur-acteur fit l'unanimité.
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- 1998 / 1999 - Frédérick ou le Boulevard du Crime
Fidèle à la mise en
scène de Bernard Murat pour cette nouvelle superproduction
réunisssant jusqu'à 27 comédiens et 5 décors,
au théâtre Marigny, Jean-Paul Belmondo s'attaque
à ce personnage historique du boulevard du Crime, Frédérick
Lemaître le génial, la star du XIXème siècle,
le créateur de "Kean", de "L'Auberge
des Adrets", dans une pièce écrite par
Eric-Emmanue Schmitt. Un énorme succès qui finit
par une tournée internationnale. Les Québéquois
s'en rappellent encore...
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