LE CANARD ENCHAINE 10/02/99
: ...Huster, dépouillé d'affèterie,
de suffisance et de hargne, est grand. Parce qu'il est simple et fort.
Mais que dire de Cristiana Reali ? Son violon est resté en coulisse,
elle n'en a plus besoin : elle est elle-même un violoncelle. C'est
un prodige de voir pendant deux heures cette femme lumineuse et belle
se tordre de douleur, invectiver, sangloter sans retenue apparente -
c'est-à-dire avec un art inouï -, hurler sans jamais dérailler.
Un triomphe l'attend à la fin - chaque soir sans doute - une
ovation debout, et c'est normal. C'est le plus beau rôle qu'elle
ait eu. Bernard Murat, avec sa mise en scène sobre le lui offre
sur un plateau....
Bernard Thomas
LE PARISIEN 12/02/99 : ...C'est fascinant, déroutant, émouvant et passionnant.
Nous avions été subjugués lors de la création
de cette oeuvre forte et impressionnante par Anny Duperey et Raymond
Gérôme. Le même sentiment nous a saisi en voyant
aujourd' hui face à face Cristiana Reali et Francis Huster.
Cristiana Reali en effet se révèle comme une grande, une
très grande comédienne au registre étendu. La pièce
repose entièrement sur elle et elle en fait ressortir les moindres
nuances dans la force, l'émotion, la grâce et le sourire.
Francis Huster est parfait. Quel beau duo!
A.L.
PARISCOPE 24/02/99...En six rencontres,
souvent violentes, parfois drôles, ils vont apprendre à
se connaître, à partager des instants intenses, difficiles,
ou dramatiques. La pièce repose essentiellement cette relation
de malade à médecin et dans ce huis clos étonnant,
le véritable psychiatre c'est peut-être elle, cette jeune
femme à la fois forte et fragile. Francis Huster est parfait
de sobriété , dans ce contre-emploi, face à cette
femme lumineuse qui se tord de douleur, sanglote, hurle son désespoir,
vacille et gémit. Emotion, grâce, colère, dans cette
descente aux enfers, Cristiana Reali sait tout faire passer avec une
étonnante justesse. Entre eux va naîitre une histoire d'
amour, qui jamais ne pourra aboutir...
Arlette Frazier
LE FIGARO MADAME 27/02/99
:... On savait Cristiana RealI ravissante
et primesautière.
On découvre une comédienne vive, armée d'une autorité
toute neuve, d' un humour décapant, tenant tête, mieux,
menant le jeu face à Francis Huster, d'une sobriété
magistrale. De bout en bout, elle est parfaite, forte et fragile, acidulée
et paumée....
C'est un mélange de charme, de gouaille; une guerrière
au visage de madone. Lui, fait mieux que l'écouter religieusement.
Il l'accompagne du regard, d'un mouvement de tête, précis,
présent, et attaque à son tour, d'une violence inattendue,
fulgurante. Ensemble, ils forment un tandem qu' on ne pouvait espérer
plus réussi pour cette pièce en forme de combat.
Marion Thébaud
LE FIGARO MAGASINE 06/03/99 :...
Il faut un couple, le plus près possible du mythe pour enlever ce morceau saignant.
On l'a: c'est Huster-Reali. Lui est formidable : sobre, grave, attentif,
tendu et puis soudain superbement lyrique dans un monologue spectaculaire
qui renverse le rapport des forces qui jusque-là les opposaient.
Un triomphe. Quant à Cristiana Reali, dans un rôle exténuant
où elle doit alterner les registres de la souffrance, de la révolte
et de la soumission,
et dans la posture difficile que lui impose le fauteuil roulant, elle
franchit remarquablement l'obstacle. Elle est belle, elle joue vrai.
Emouvant....
PH. T.
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