LE
MOT DU DIRECTEUR
De "Duo pour Violon
Seul" se dégagent une puissance, une force, une intensité
qui ne peuvent laisser personne indifférent, surtout un
directeur de théâtre. Tom Kempinski, comme souvent
les auteurs anglo-saxons, est un orfèvre dans sa manière
d'allier le drame et la comédie, la violence et la tendresse,
l'ironie et la brutalité, l'humour et les larmes. Autant
d'éléments qui trouvent une résonance parfaite
sur les tréteaux d'un théâtre. Son face à
face est un combat en plusieurs rounds, un match dont les enjeux
sont essentiels.
Mais au final, y a-t-il véritablement un gagnant et un
perdant? J'y vois surtout le triomphe d'une certaine rage de vivre.
Comme toutes les grandes partitions, cette proposition de jeu,
admirablement écrite, exige de ses interprètes qu'ils
soient des virtuoses. Je suis donc très heureux d'accueillir
Cristiana Reali, qui fut ici même ma partenaire dans La
Puce à l'oreille de Georges Feydeau, et Francis Huster,
à l'affiche du Théâtre des Variétés
pour la première fois de sa carrière, tous deux
dirigés dans la complicité par Bernard Murat. Je
suis très heureux car pour ce "Duo", il fallait
impérativement que soit réuni un trio exceptionnel.