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son titre l'indique clairement, "Panique au Plazza"
se déroule dans un hôtel où rien ne se
passe comme prévu. Le rendez-vous galant et secret
d'un couple illégitime, encourant mille dangers matrimoniaux
et politiques, va tourner à l'imbroglio. Bien sûr,
on pense immédiatement à Georges Feydeau, et
l'on a raison puisque l'auteur, l'Anglais Ray Cooney, n'a
jamais caché son immense admiration pour le prince
français des vaudevillistes.
Comme lui, il aime ces intrigues serrées, tendues jusqu'à
la folie, jusqu'à l'absurde, ces petits personnages
sous pression, le dos au mur, ne trouvant leur salut que dans
les mensonges et la mauvaise foi, ces cascades de rebondissements
dont le seul but est de susciter les rires des spectateurs.
Pour les comédiens, l'exercice est d'autant plus difficile
qu'il doit paraître aisé, il exige d'eux une
immense sincérité, de l'énergie, du jarret
comme nous disons dans notre jargon, une humeur, un peu de
rage et de violence aussi, celles de convaincre coûte
que coûte. Autour de Martin Lamotte, formé à
l'école impitoyable du café-théâtre,
que je suis très heureux d'accueillir pour la première
fois aux Variétés, Pierre Mondy a réuni
une troupe jeune, pleine de vitalité. Metteur en scène
à la rigueur pointilleuse, à la précision
diabolique, il connaît ce répertoire mieux que
personne.
Comme moi, peut-être se souvient-il aujourd'hui d'Oscar
de Claude Magnier, autre vaudeville - inénarrable lui
aussi, que nous avons crée à nos débuts
à l'Athénée avec Maria Pacôme...
Après toutes ces années, une fois de plus, le
rire nous réunit encore !
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